Archives mensuelles : décembre 2016

Une histoire inspirée de faits-érie, pour les enfants… donc pour tout le monde !

Une souris verte
Qui courrait dans l’herbe
Croise une alouette
Gentille alouette
Perchée sur un mur
À picorer du pain dur
La souris lui murmure :
« Du lait, des oeufs, du beurre fondu
Ça fera du pain perdu »
Comme le chat de la Mère Michèle
Il est sur son toit, il faudrait une échelle
En face le père Lustucru
Malgré sa myopie l’a vu
Mais il ne dit rien car il est allergique
Aux chats et aux chiens, aux tocs et aux tiques
La mère demande au clair de lune
À son ami Pierre-Alain
De lui prêter sa plume
Pour écrire un bulletin
Tintamarre marabout bouquetin
Et crier dans tous les médias
À qui lui rendra son chat

Refrain :
Ainsi font font font les habitants de cette planète
Ainsi n’en font font font, qu’à leur tête
Ainsi font font font les habitants de cette planète
Ainsi font font font, une p’tite chanson et puis s’en vont

Il était un petit homme et son petit navire
Qui n’avaient jamais navigué, autant se le dire
Le pont était en carton, le voilier en papier
En fonçant dans un glaçon, il s’est cassé une pagaie et le bout du nez
Il implore petit papa Noël
Quand il descendra du ciel
Avec ses jouets par milliers
De lui en rame-nez
Mais il y avait un vent frais, vent du matin
Le traineau en a fait les frais, a dérivé au loin
Il a dévié de direction
Pour le pont d’Avignon
Sur lequel Jean Petit danse
Avec son nez, avec sa panse

Refrain

Fais dodo
Colas mon frérot
Tel le meunier qui dort
Dont le moulin bat trop fort
Ou, à ses côtés, frères Jacques,
Ronflant dans son hamac,
Qui oublie de faire ding
Ding dong aux matines
Papa est au garage
Il fait du bricolage
Maman va au marché
Portant trois pommes dans un panier
Deux pommes de reinette, une pomme d’api
Qu’elle échange aux emplettes
Contre un tapis tapis gris
Dont elle a besoin
Dans sa salle de bain
Car sa douche projette beaucoup d’eau
-Do l’enfant do
L’enfant dormira bientôt

Refrain

Lundi matin, l’empereur sa femme et le p’tit prince
Sont venus chez moi pour me serrer la pince
L’empereur Dagobert
Avait sa culotte à l’envers
Devant on voyait l’étiquette
Qu’on pouvait prendre pour sa … braguette
Je leur dis « J’ai du bon tabac
Dans ma tabatière
Vous n’en aurez pas
Ça donne le cancer.
1, 2, 3 allons plutôt au bois
4, 5, 8 cueillir des amanites »
Nous nous promenons dans les bois
Pendant qu’le loup n’y est pas
Car si le loup y était, si
Il mangerait tout nos champis
On rencontre une bergère
Et ron et ron petit patapon
Qui n’avait ni chèvre ni mouton
C’est que le loup est glouton
« Savez-vous planter les choux
À la mode de chez nous ?
Si vous ne pouvez plus faire d’élevage
Pourquoi pas le maraîchage ? »

Re-fin

 
 
 
 

Reprise d’un tube d’école maternelle, de 3 à 333 ans (paraît qu’il y a des ermites tricentenaires dans l’Himalaya… s’ils s’ennuient, ils pourront chantonner) :

Connaissez-vous l’histoire
De la p’tite mandarine
Qui s’en allait un soir
Au bal de sa meilleure copine ?

En chemin elle croise
Un jeune garçon citron
Allant aussi chez Framboise
La reine des danses de salon

Et pendant qu’ils dansaient
Pendant qu’ils s’enlaçaient
Le jeune citron pressé
A eu un zeste déplacé

Quelques semaines plus tard
Dans sa salle de bain
Devant son miroir
Elle vit qu’elle avait un pépin

Et quelques mois plus tard
La petit mandarine
Perdit sa forme de poire
En accouchant d’une clémentine

Avec tous ses amis
La naissance fut fêtée
La nuit porta ses fruits
Et l’histoire peut recommencer

Conseil culinaire : La comptine est meilleure agrémentée d’un joyeux « Chou bidou bidou wa ! » entre chaque ligne
 
 
 
 

Reprise au pied d…u champignon de la fameuse chanson de Meorges Brassens :

C’est à travers de fines brindilles
Que les femelles du canton
Ramassaient de belles morilles
Avec leur mari, leurs rej’tons ;
Sans retenue ces ménagères
Partaient le panier bien rempli
Pour s’en aller satisfaire
De leur famille les appétits.
Gare aux mori-i-i-illes !

Un jour éclot une drôle de chose
Parmi ce tapis végétal
Tel sous les ongles une mycose
C’était un champi peu cordial ;
L’amanite tirée d’son ancrage
Dit « C’est aujourd’hui que j’m’en sers »,
Parlant de son toxique dosage,
Vous aviez deviné j’espère.
Gare aux mori-i-i-illes !

L’propriétaire de la prairie
Criait éperdu « Nom de nom !
C’est assommant car ce champi
Est un véritable poison » ;
Dès que la féminine engeance
Sut qu’on avait cueilli ce chapeau
Elle prit peur de la transe
Et ferma bien clos ses rideaux.
Gare aux mori-i-i-illes !

Celles-là même qui naguère
Avaient fait des essais, des excès
Désormais prudes s’offusquèrent
Qu’un voisin pût halluciner ;
D’autant plus vaine était leur crainte
Que ce champi est un mignon
Colorant le monde de vives teintes
Et peu violent dans ses visions.
Gare aux mori-i-i-illes !

Pendant ce temps dans une marmite
L’amanite se laisse cuire sans lutte
Chez une vieille décrépite
Mère d’un jeune juge en bois brut ;
Durant leur promenade à l’aube
Mère et fils ne savaient pas
Que ce joli cône et ses lobes
Étaient toxiques en leur état.
Gare aux mori-i-i-illes !

« Hm ! salivait la centenaire
Je vais pouvoir préparer
Une omelette extraordinaire
Pour mon fiston préféré » ;
Le juge pensait impassible
« Faire une intoxication
C’est complètement impossible »
La suite lui prouva que non.
Gare aux mori-i-i-illes !

Supposez que l’un de vous puisse être
Comme ce champi obligé de
Droguer un juge ou une ancête
Lequel choisirait-il des deux ?
Qu’une alternative pareille
Un de ces quatre jours m’échoie
C’est je pense le juge ET la vieille
Que j’égaierais tout à la fois.
Gare aux mori-i-i-illes !

Et par bonheur si la morille
S’utilise en gastronomie
L’amanite, cette joyeuse drille,
Aime s’amuser avec l’esprit ;
Lors elle avait peu faim la vieille
Et quand l’omelette fut servie
Le juge la trouva sans pareille
Et en entier il l’englouttit.
Gare aux mori-i-i-illes !

Frappé de visions formidables
Sa propre mère éveilla son feu
Il l’allongea sur la table
Jamais on ne le vit si joyeux ;
Le juge avait perdu son teint blême,
Criait « Youpi ! », riait beaucoup
Pourtant les gens sous halucinogènes
Il cherchait à les mettre au trou.
Gare aux mori-i-i-illes !